Le procureur de Mons explique en détail le déroulement des évènements de cette affaire.
Après plusieurs semaines de recherche, le jeune nourrisson Santiago a été retrouvé sain et sauf aux Pays-Bas. Né prématuré, le bébé a été enlevé par ses parents à l’Hôpital Robert-Ballanger, situé à proximité de Paris. Suite à de nombreuses interpellations en Belgique et aux Pays-Bas, la police est parvenue à les localiser dans un hôtel situé au plein centre d’Amsterdam.
Lors de la conférence de presse de ce samedi 26 octobre, le procureur du roi de Mons-Tournai Vincent Macq, affirme que l’état de santé du jeune Santiago est « plutôt rassurant ». M. Macq précise également que l’interpellation des parents de Santiago dans un hôtel d’Amsterdam aux alentours de 19h00 « s’est déroulée sans heurts ». Le procureur souligne également qu’il n’y avait pas que les parents, il y avait aussi la grand-mère de l’enfant, 2 autres enfants de 10 et 3 ans et bien évidemment, Santiago qui a pu être directement examiné sur son état de santé sur place.
Un support de carte SIM comme élément déclencheur
C’est à Charleroi, dans une voiture localisée grâce au système de caméra ANPR, que les enquêteurs trouvent un support de carte SIM. Sur base de ce support et d’un travail d’analyse, les autorités ont pu trouver un numéro de téléphone leur permettant de trouver une piste du côté des Pays-Bas. « C’est jeudi qu’on se rend compte qu’il y a une piste qui s’oriente vers les Pays-Bas, car le “roaming” néerlandais est activé » détaille-t-il. Après avoir pris connaissance de cette piste, les autorités belges ont directement pris contact avec les autorités néerlandaises. Grâce à « une très bonne collaboration judiciaire » entre la France, la Belgique et les Pays-Bas que Santiago a pu être retrouvé rapidement.
Les parents risquent jusqu’à 25 ans de prison et risquent également de perdre la garde de leurs enfants.